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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 15:30

Driss Lachgar participe ce soir au panel qui anime la TABLE RONDE «GOUVERNANCE POLITIQUE : PAROLES et ACTES », organisée par l’Amicale des Ingénieurs des Ponts et Chaussées du Maroc et l’Association Citoyens du Maroc (le mercredi 02 novembre 2011 à 18h30 à l’hôtel Sofitel Jardin des Roses (ex Hilton) à Rabat)

 

http://www.libe.ma/Huit-partis-repondent-a-l-invitation-des-ingenieurs-La-gouvernance-politique-entre-paroles-et-actes_a22750.html

 

Huit partis répondent à l’invitation des ingénieurs : La gouvernance politique entre paroles et actes



«La gouvernance politique : paroles et actes ». C’est autour de ce thème que se sont réunis les représentants de huit partis politiques (USFP, Istiqlal, PPS, Mouvement populaire, Union constitutionnelle, Parti de la justice et du développement, Rassemblement national des indépendants et  Parti authenticité et modernité) pour en discuter les tenants et les aboutissants. Ils ont répondu à l’invitation de l’Amicale des ingénieurs Ponts et Chaussées Maroc et l’Association Citoyens du Maroc, ce 2 novembre 2011. Tous les intervenants ont considéré que la nouvelle Constitution par ses réformes a propulsé le Maroc au rang des  nations les plus évoluées. Certes les textes sont très prometteurs mais pour passer à la phase supérieure, c’est-à-dire la mise en application, il faut disposer de compétences confirmées et intègres à même d’envoyer des signaux de confiance aux électeurs. 
D’une seule voix, les participants ont ainsi affirmé que la gouvernance  constituait le nerf de guerre de toutes les réformes entreprises. Un titre (12) « de la bonne gouvernance » lui  a même été consacré, soit 17 articles (154 à 171), a remarqué Mohamed Laenser au nom du MP. La constitutionnalisation d’un certain nombre de conseils (Conseil de la concurrence, la HACA…) y est stipulée. Pour mieux la mettre en exergue, un autre outil paraît imparable, à savoir la séparation des pouvoirs qui tend à une meilleure responsabilisation des acteurs politiques. 
 Chacun des intervenants a ainsi loué  le nouveau concept  d’un chef de gouvernement  désigné par le Roi au sein du parti arrivé en tête des élections législatives et qui est dépositaire d’un pouvoir exécutif plein. «Un chef de  gouvernement issu directement des urnes et qui de ce fait est tenu de rendre des comptes », a remarqué  Karim Ghellab, au nom de l’Istiqlal.  Il est également  investi par la majorité absolue de la Chambre des représentants, devant laquelle il est responsable : Chef de gouvernement et véritable leader et meneur de l’équipe gouvernementale. 
« Ce qui constitue un véritable acquis, c’est la consécration d’un  gouvernement politique et partisan», comme l’a souligné Driss Lachgar au nom de l’USFP. De larges prérogatives lui sont attribuées  disposant de l’administration, exerçant un pouvoir exécutif réel et ayant de larges prérogatives dans la nomination aux emplois civils. Un Parlement fort, à compétences renforcées, qui exerce le pouvoir législatif, vote la loi, contrôle le gouvernement et évalue les politiques publiques. La justice a pour sa part été  hissée au statut d’un pouvoir indépendant, au service d’une protection réelle des droits et de l’assurance du respect des lois. Du côté du PJD, on a émis certaines réserves du fait  que « depuis  la promulgation de la nouvelle Constitution à ce jour  aucun signal fort n’a été donné : journalistes emprisonnés, revendications sociales … »,  selon Abdelilah Benkirane, chef du parti islamiste. Par ailleurs, Nabil Benabdellah (Parti du progrès et de socialisme) a insisté pour qu’il y ait  une véritable adéquation entre les paroles et les actes afin de restaurer la confiance  des citoyens dans les instances politiques». Ceci est d’autant plus vrai que la fracture née des législatives de 2007 n’est pas encore cicatrisée. Mais en fait les électeurs qui ont approuvé en masse le projet de Constitution ne sont-ce pas les mêmes qui vont donner leurs voix le 25 novembre prochain ?, a lancé avec optimisme un intervenant. Mais le problème qui se pose avec acuité est incontestablement celui des ressources humaines. Qui sera à la hauteur de ces responsabilités et sera à même de veiller à l’application de la démocratie ? se demandent de concert ces responsables politiques. C’est sans doute l’occasion pour laisser éclore de jeunes compétences.  
Cette gouvernance peut être exercée au sein des alliances. D’aucuns préfèrent faire cavalier seul. A ce sujet, l’Istiqlal, l’USFP et le PPS se disent bien engagés dans la Koutla démocratique qui les réunit depuis plus de 20 ans et à ce titre, ils ont présenté la plateforme d’un programme commun. « Nous sommes dans une phase de construction  et la vraie question c’est de délimiter les règles garantissant l’application de la démocratie » a précisé Driss Lachgar. Quant à Karim Ghellab, il a avancé  qu’après l’alliance quantitative, il faut passer à l’alliance qualitative afin d’exécuter le programme. Abdelilah Benkirane a affirmé de son côté que son parti n’avait  aucune alliance en vue.

Samedi 5 Novembre 2011

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Published by Driss LACHGAR - dans Actualités
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