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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 22:34

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« Un groupe parlementaire représente son parti au parlement. Les députés ne deviennent pas des entités autonomes et indépendantes de leurs formations politiques, une fois élu. Leur mandat découle d’abord de leur accréditation par leur parti dont ils deviennent les porte-parole et l’exécutant de programmes politiques au parlement. Un groupe parlementaire est un organe parmi les autres organes du parti. Et à ce titre, le parlement ne peut donc pas s’immiscer dans les affaires internes d’un parti politique » Tarik Tlaty, professeur de sciences politiques à l’université Hassan II.

 

 

En fait, le clan « Démocratie et ouverture » est décidé à jouer toutes ses cartes avant la date fatidique de fin 2016. C’est que le groupe parlementaire sur lequel il mise, est une carte périssable. Les prochains candidats USFP aux élections législatives, c’est certes une commission dédiée qui les choisit, mais le dernier mot dans ce choix revient toujours au bureau politique.  Cette dernière escalade intervient également alors que l’USFP connaît une dynamique sans précédent, en tout cas durant ces dernières années. Cela même les adversaires du premier secrétaire le reconnaissent. La nouvelle direction a su insuffler au parti un élan nouveau aussi bine sur le plan organisationnel que dans le volet rayonnement de l’USFP. La réussite de l’opération d’intégration du parti travailliste et du parti socialiste est un point fort à inscrire à l’actif de la nouvelle direction. L’ouverture sur l’UMT et le travail de fond réalisé pour le rapprochement entre la CDT et la FDT sont également un exploit incontestable.  L’ouverture du parti à l’international, aussi bien sur le plan régional (dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord) que sur le plan mondial au niveau de l’Europe et l’Internationale Socialiste, et ses efforts en matière de diplomatie parallèle sont autant de signes de renouveau de l’USFP.

Sur le plan organisationnel, l’USFP est sur le point de tenir tous ses engagements d’avant le dernier congrès.

 

 

« C’est à se demander, explique le juriste et membre de la commission administrative, Taher Abouzid, si cette dernière sortie des amis d’Ahmed Zaidi n’est pas une réponse directe à cette dynamique initiée par le parti. Au moment où le parti est enfin mis sur la bonne voie, voilà que se multiplient les foyers de fronde contre le premier secrétaire. Même si l’on s’armait de toute la bonne foi possible, le timing de toutes ces sorties est on ne peut plus suspect ».

 

 

Certains militants évoquent même une « main extérieure » qui ne souhaiterait pas particulièrement que l’USFP reprenne de l’envergure. Le PJD et sa matrice, le MUR, sont particulièrement cités dans ce sens. Pour les tenants de cette thèse, els dernières positions de l’USFP notamment sur l’héritage et les droits de la femme tout comme sa politique de lutte contre l’intégrisme ne sont pas pour plaire aux islamistes.

 

 

« Démocratie et ouverture » qui sont ils ? Que représentent-ils ? Et que veulent –ils ?

 

 

Il serait illusoire de chercher un lien commun, outre la volonté d’évincer Driss Lachguar de la direction du parti, entre Ahmed Zaidi et les deux anciens ministres, Mohamed Amer et Réda Chami, et le député Hassan Tarek. Tout comme il est difficile de trouver un terrain commun entre les trois et le député de Kelaât Sraghna, Abdelali Doumou, ou encore le premier secrétaire, Mohammed El Yazghi, sinon le refus de reconnaître la nouvelle direction.

 

… Ils continuent de minimiser, sinon de railler, toutes les réalisations de la nouvelle direction. Ce qu’ils veulent, c’est pousser Lachguar et les autres membres des instances dirigeantes à la démission. Or, à ce jour, observe ce proche de Driss Lachguar, s’ils mettaient en cause les résultats du congrès et la légitimité de la direction, ils n’avaient qu’à saisir les instances compétentes, l’autorité de tutelle et le tribunal administratif. Ils veulent constituer un courant, mais ils ont été les premiers à s’y opposer au moment du congrès. De même qu’à la tenue de la première réunion de la commission administrative, ils n’ont pas jugé utile de présenter et de défendre une motion en ce sens. Déjà pour leur première réunion « grand public » le nombre des militants ayant assisté à cette « grande messe » est relativement faible. 300 militants, c’est très peu, combien même ils seraient des cadres, comme ils le soutiennent. Au sein de la commission administrative, qui comprend 300 membres, seulement 33 membres se revendiquent de ce « courant ». Au total, explique cette source du parti, leur nombre serait entre 500 et 600 militants sur un ensemble de 35.000 encartés !

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Published by Driss Lachguar - إدريس لشكر - dans Actualités
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