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15 août 2007 3 15 /08 /août /2007 14:22
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Pendant toute la semaine du jeudi 12 avril au lundi 23 avril 2007, Driss LACHGAR avait répondu à vos questions sur le thème de la moralisation de la vie publique, sur le site de l’USFP.
- Le lien pour l’ensemble des questions / réponses : http://www.usfp.ma/dialogues/read.php?f=51&i=1&t=1

- Quelques questions / réponses

Question 1 :
Auteur: momo 
Bonjour Monsieur Lachgar
Qu’attendez-vous pour vous attaquer aux parlementaires véreux?
Réponse
Momo:
Cette question relève de la justice. Le parquet doit demander la levée de l’immunité pour ces parlementaires là. Nous avons déjà eu ces cas de figure avec des parlementaires que nous avons présentés à la justice.
 
Question 2 :
Auteur: Omar 
1) Les différentes directives européennes vont dans le sens de la lutte contre le blanchiment d'argent, un phénomène qui affecte le système financier du pays et touche sa solvabilité vis à vis de nos partenaires du nord. Qu’en est-il des nouvelles législations adoptées par le Maroc?
2) Les différentes commissions d'enquête notamment liées aux affaires de la CNSS et du CIH ont elles procurées au parlement un pouvoir de contrôle effectif sur le denier public? Quelles sont les prérogatives de ces commissions, leurs relation avec le pouvoir judiciaire, leurs modes de saisine et de fonctionnement?
3) qu'implique les élections sénatoriales du 08 septembre? Un constat de corruption de la classe politique? Les limites de l'ingérence dans la vie politique nationale ? Une nécessaire réforme voire abolition de la seconde chambre? Comment définir dans le fond les véritables responsabilités quant aux conclusions tirées de cette expérience?
Réponse
Mr Omar
1/ En ce qui concerne le blanchiment d’argent, le parlement a promulgué cette année une loi de « lutte contre le blanchiment d’argent ».
2/ Je pense effectivement, comme la majorité des acteurs politiques, que la commission d’enquête dans l’affaire du CIH a permis de consolider le pouvoir de contrôle du parlement sur les institutions publiques.
Pour ce qui est des attributions des commissions d’enquêtes, il s’agit de diagnostiquer les sources de déséquilibres et les dérapages que peuvent connaître certaines institutions et de livrer le dossier par la suite au gouvernement. Il est de sa responsabilité d’informer l’opinion publique laquelle est à même de pratiquer son pouvoir de pression pour faire avancer ces dossiers.
3/ Nous avons tous été témoins des cas de corruption qu’ont connus les élections de renouvellement du tiers de la chambre des conseillers, et de la position ferme de l’Etat lequel a présenté des recours devant les tribunaux. Ceci a représenté un message fort et clair à l’égard des partis politiques pour qu’ils adhèrent complètement aux valeurs d’une action politique et partisane noble.
Je vous accorde que ce pas du gouvernement doit être renforcé par des mesures qui puissent rétablir la confiance et l’espoir en les institutions de l’Etat : rationalisation du champ politique, réconciliation des électeurs avec les acteurs politiques, lutte contre l’abstentionnisme.
Afin d’atteindre ces objectifs il a fallu une loi telle que celle sur les partis, ainsi que des projets de lois concernant la fraude électorale ou la déclaration du patrimoine pour les parlementaire par exemple.
 
Question 3 :
Auteur: samira 
Je ne suis pas de l'USFP mais je considère que ce parti et ses militants méritent tout le respect, je voudrais vous poser deux questions :
avant de parler de moralisation de la vie publique ne devrait on pas parler d'abord de la moralisation du public?

Une administration corrompue peut elle exister s'il n'existait pas un public corrompeur?
Réponse :
Mme Samira
En effet, tous les citoyens sont responsables, à travers leurs comportements, de la lutte contre la corruption ou au contraire de sa prolifération.

C’est pour cela que nous pensons que le meilleur moyen de lutter durablement et efficacement contre la corruption est celui de l’éducation que ce soit à l’école ou dans les associations et les partis ; ces derniers ont un rôle d’encadrement important à jouer.

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Published by Driss LACHGAR - dans Archives
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Marwan 17/08/2007 13:40

les électeurs marocains auront en fait à choisir entre deux projets de société : un projet progressiste, moderne et démocratique et un autre, conservateur, de droite et obscurantiste. A mon avis, la bataille va avoir lieu entre ces deux visions contradictoires de la société. Ceux qui se sentent menacés dans leur projet de démocratie, menacés dans tout ce qui fait le Maroc aujourd'hui, doivent forcément se mobiliser.

yassine 17/08/2007 13:38

Si on nous avait suivi pour le mode de scrutin que l'USFP avait proposé, un système qui permet la bipolarisation, peut-être que les Marocains se seraient intéressés aux élections. Les électeurs se seraient rendus en masse aux urnes pour faire le choix entre 3 ou 4 projets précis. Toujours est-il que le taux de participation seront déterminé par la clarté de la question qui sera posée aux Marocains le 7 septembre. Il est vrai que l'ambiguïté ne peut être que de mise avec la trentaine de partis qui sera en lice. D'où le rôle essentiel des médias qui ont le devoir de mettre en exergue le fait que 2007 constitue un tournant dans la vie politique au Maroc.

nawal 17/08/2007 13:35

au niveau de la participation, les indicateurs me semblent plutôt favorables. Ce qui s'est passé en France lors des présidentielles va probablement donner une belle leçon à nos concitoyens. Et je suis convaincu que les actes terroristes survenus récemment à Casablanca (et à Meknes) vont provoquer un sursaut citoyen chez tous ces spectateurs de chez nous qui vont désormais se sentir concernés par les affaires de leur pays

ottman 17/08/2007 13:32

L'Etat doit envoyer un signal fort comme il l'a fait lors du renouvellement du dernier tiers de la Chambre des conseillers. L'Etat doit décréter une guerre sans merci au lobby de la dépravation électorale et de l'achat des voix. C'est la seule manière de réhabiliter les élections. A cela il s'agit de ne jamais oublier que la participation aux élections est l'affaire de tous : Etat, partis, société civile et médias

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