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5 août 2007 7 05 /08 /août /2007 23:24

CIH

12399.jpgL'ancien président du CIH en fuite depuis 2001, a été condamné jeudi dernier à 10 ans de prison par contumace à Casablanca pour "détournement de deniers publics".
La Chambre criminelle de Casablanca a jugé 17 personnes.
Deux autres prévenus en fuite ont été condamnés à cinq ans de prison ferme.  11 autres ont été condamnés à des peines allant d'un an de prison avec sursis à cinq ans de prison ferme.

Suite aux décisions de la justice d'infliger des peines de prison ferme dans le scandale du Crédit Immobilier et Hôtelier (CIH), voici un petit rappel des faits qui ont mené à cette décision de la justice marocaine:

Tout commence le 21 avril 2000, en séance plénière du Parlement. Ce jour-là, Fathallah Oualalou, ministre de l'Économie, tente de convaincre les députés d'inscrire dans la loi de finances à venir la première tranche d'une aide exceptionnelle au CIH. Pour rééquilibrer ses comptes, cette vénérable institution bancaire spécialisée, dont l'État est actionnaire à hauteur de 90 %, a besoin, en tout, de 7 milliards de dirhams. Pour justifier l'énormité de l'aide - donc du trou budgétaire correspondant -, Oualalou parle de « gestion irrationnelle » et se plaint du corollaire de celle-ci, « les efforts éreintants consentis par les finances publiques ». En réponse au ministre, Driss Lachgar, chef du groupe parlementaire socialiste, conditionne la budgétisation de cette somme à la création d'une commission d'enquête parlementaire. Tant qu'à rattraper une « gestion irrationnelle », autant identifier ses mécanismes avec précision. 
Depuis que le Parlement marocain existe, trois commissions de ce type ont été instituées, et leurs méthodes, comme leurs résultats, avaient, en leur temps, plus prêté au rire qu'à l'inquiétude. Dans les trois cas, les députés-enquêteurs, étroitement encadrés par l'ex-ministre de l'Intérieur Driss Basri, n'avaient pu auditionner qu'une poignée d'officiels arrogants, entourés de leurs staffs au complet. Et les rapports finaux, quand ils étaient rendus, n'excédaient pas sept pages... 
Mais quand la commission d'enquête sur le CIH est formée, le Maroc a changé. Cette fois, les 24 députés qui la constituent font preuve d'une efficacité sidérante. Jugeons-en : 328 heures de travail, 52 réunions plénières, visites de terrain dans 8 localités différentes, compulsion d'un nombre impressionnant d'archives (le ministère de l'Habitat en a envoyé un plein camion !) portant sur quinze années d'activité de la banque et, surtout, auditions en tête à tête, filmées par vidéo, de 102 témoins. Et non des moindres : outre Oualalou et les trois derniers PDG du CIH, sont passés par la salle d'audience du Parlement le gouverneur de la Banque du Maroc (qui détient 13 % du CIH), les deux derniers PDG de la Caisse de dépôt et de gestion (qui en détient 37 %), ainsi que plusieurs gros clients de la banque. Parmi eux, des parlementaires, Abdelhadi Alami, sans doute le plus grand promoteur immobilier marocain, « père » du palais des congrès privé de Marrakech (le deuxième du genre au monde), Abdelmoughit Slimani, ancien président de la communauté urbaine de Casablanca et par ailleurs beau-frère de Driss Basri... 
Le 9 janvier 2001, la commission rend un rapport de 270 pages.
Dans sa première partie, le rapport stigmatise « l'organisation inefficiente et les comptes imprécis ». Il révèle de graves carences dans la gestion du CIH pendant la période examinée (1985-1999) et un contrôle de gestion « qui oscille entre le laxisme, l'absentéisme, et l'infraction ». Les statuts du CIH prévoyaient bien le contrôle continu d'un commissaire aux comptes, d'un délégué du gouvernement et d'un délégué de la Banque du Maroc. Ceux-là n'ont jamais révélé d'irrégularité notable. Quant à son auditeur externe, le cabinet KPMG, il avait certes produit un rapport troublant, mais celui-ci, secret, avait été remis en main propre au PDG de l'époque, qui ne l'avait jamais fait parvenir aux membres du conseil d'administration. Sans revenir sur les salaires mirobolants et autres avantages en nature dudit PDG, notons uniquement que, durant la période examinée, plus de 112 millions de dirhams de bénéfices ont été distribués, sous forme de dividendes, auxdits membres du conseil d'administration - ce qui aurait été légitime si ces bénéfices n'avaient pas été parfaitement fictifs.
11,5 milliards de dirhams de dettes non remboursées par divers gros clients du CIH. Le détail: 3,6 milliards de dirhams de crédits accordés avant remboursement de crédits précédents ocytoyés aux mêmes bénéficiaires, 781 millions de dirhams accordés à des clients non solvables, 286,5 millions de dirhams de crédits employés à autre chose que ce qui était prévu, 52,2 millions de dirhams « à titre d'exemple » des crédits accordés sans garanties estimées, 155,2 millions de dirhams « à titre d'exemple » des crédits accordés avec des garanties insuffisantes - pouvant aller jusqu'à quatorze fois moins que la somme empruntée !

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Published by Driss LACHGAR - dans Archives
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Achat Or 04/04/2009 08:41

Nombre de personnes ne connaissent pas leur richesse et font appel au crédit. Actuellement le CAC 40 perd plus de 3% et l'or est au plus haut. C'est tout à fait emblématique de ce qu'il se passe depuis plus d'un an sur ces deux marchés. Si vous avez besoin d'argent et si vous possédez un peu d'Or sous quelque forme que ce soit, bijoux, déchets, pièces ou lingots, n'attendez pas, c'est le moment de vendre, vous serez étonné du montant récolté !

achat or

ali lachgar 11/08/2007 18:00

monsieur IDRISS LACHGAR
tout d abord je tiens a exprimer ma fierte et ma profonde reconnaissance pour les efforts que vous deployer tout au sein du parti comme dans le parlement,et ce dans le but de rendre notre pays meilleur et de le mettre dans la bonne voie.
l existence de ce blog est un signe qui dispense de tout commentaire,car c est l expression de la volonte de communiquer avec les citoyens et de faire valoir leurs droit alors merci infiniment pour tout ce que vous faites,et ma fierte je la vois se doubler d autant que je porte le meme nom que vous :lachgar.
j aimerais aussi vous feliciter d avance car je suis tres confiant que tu seras elu-inchaa allah-pour la simple raison qu on change pas une equipe gagnante.et franchament un homme de votre calibre et de votre genie merite encore mieux .je m etonne toujours pourquoi tu n a pas opte pour le ministere,cedant la place a ceux qui ne depasseront tout en s etirant au maximum ta cheville.mais croyez moi cher IDRISS que le jour ou vous serez promu 1 er ministre je ne m etonnerais point mais je dirais plutot comme ce poete arabe:
اتته الوزارة مختا لةتجراذيالها
فلم تك تصلح الاله ولم يك يصلح الالها
toutefois j ai une petite question a vous poser,vous n etes pas sans savoir que la plupart des petits fonctionnaire souffrent enormement du joug des dettes,alors que les societes de credit de consommation ne font que prosperer aux depens de nos malheurs.il y en a meme qui ont perdu leur boulot a cause du surendettement,alors est ce que vous envisagez pour ceux qui ont perdu leur job suite a un endettement excessif et qui risque la prison par dessue le marche;ne seriat il pas juste que le gouvernement prenne ses responsabilites quant a la solution de ce probleme qui ne fait qu empirer et croyez moi que si vous adoptez ce probleme comme une de vos preoccupations majeures ce serait la un point fort pour votre campagne.j espere que vous m honoreriez en repondant a ma question.
en attendant IDRISS ON t AIME BEAUCOUUUUUUP;

lamya 07/08/2007 23:13

Il important de rappeler le travail des gens de l'ombre dans ce genre de dossier. Personnellement je ne savais même pas que le jugement dans l'affaire CIH a été précédé par une commission d'enquête parlementaire.

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